Méthodes LOC & LCO — Le soin comme une conversation

Publié le 11 janvier 2026 — par Team_Kanfura 40 lectures 0 réactions

Il existe des gestes que l’on répète sans toujours savoir d’où ils viennent. Des gestes appris dans le silence des salles de bain, dans l’observation d’une mère, d’une sœur, d’une tante.

LOC. LCO. Trois lettres, presque techniques. L pour Liquid — l’eau, l’humidité, le souffle premier. O pour Oil — l’huile, la mémoire grasse, la protection fluide. C pour Cream — la crème, la matière qui enveloppe et retient.

Derrière ces acronymes venus des routines capillaires afro-texturées, une question ancienne demeure : comment retenir l’eau, comment garder la vie dans la fibre, comment accompagner le cheveu sans le contraindre.

Ce texte n’est pas un mode d’emploi. C’est une traversée.

 

Quand le cheveu demande autre chose que la réparation

On parle souvent de cheveux « abîmés ». Rarement de cheveux fatigués d’être trop sollicités.

Avant LOC ou LCO, il y a une réalité simple : le cheveu texturé est une matière spiralée, poreuse par nature, exposée au monde. Il donne beaucoup. Il perd vite.

Hydrater, nourrir, sceller. Ces verbes sont devenus des slogans. Mais à l’origine, ce sont des intentions. LOC et LCO ne sont pas des recettes miracles : ce sont des manières d’écouter l’ordre dans lequel le cheveu accepte ce qu’on lui offre.

 

⫷⫸ LOC — L’eau d’abord, puis la douceur, enfin la protection

LOC commence par l’eau. Ou ce qui en tient lieu : une brume, une infusion, une humidité douce. L’eau n’est pas un soin spectaculaire. Elle est invisible une fois absorbée. Mais sans elle, rien ne tient.

Ensuite vient l’huile. Fluide, glissante, enveloppante. Elle assouplit, elle facilite le geste, elle parle au cheveu dans une langue qu’il reconnaît.

Enfin, la crème. Plus dense. Plus présente. Elle ferme doucement les écailles, elle ralentit l’évaporation, elle pose une frontière entre le cheveu et le monde extérieur.

LOC est une méthode de continuité. Elle convient souvent aux cheveux qui aiment être guidés pas à pas, aux fibres qui ont besoin d’être rassurées avant d’être protégées.

 

⫷⫸ LCO — Quand la matière demande à être tenue avant d’être scellée

LCO inverse la fin du rituel : après l’eau vient la crème, puis l’huile. Ce n’est pas une contradiction. C’est une autre logique.

Certains cheveux boivent l’eau trop vite. Ils la laissent s’échapper si rien ne la retient immédiatement. La crème, dans ce cas, agit comme une main posée trop tôt pour empêcher la fuite. Elle structure. Elle ralentit.

L’huile vient ensuite, non pour nourrir davantage, mais pour verrouiller en douceur. LCO parle souvent aux cheveux très poreux, aux longueurs anciennes, aux fibres qui ont connu trop de ruptures.

 

LOC ou LCO : une question de hiérarchie, pas de vérité

On cherche souvent la « meilleure » méthode, comme s’il n’y en avait qu’une. Mais le cheveu n’est pas figé. Il change avec les saisons, avec l’âge, avec l’état du cuir chevelu, avec la fatigue, avec le climat.

Un même cheveu peut préférer LOC en hiver, LCO en été. Ou l’inverse. Ce que ces méthodes enseignent, ce n’est pas l’ordre absolu : c’est l’attention portée à la réaction du cheveu après le geste.

Est-il souple le lendemain ? Est-il terne ou lumineux ? Sec au toucher ou simplement mat ? Cassant ou calme ? Le soin commence toujours après l’application.

 

L’eau : l’élément oublié

Dans LOC comme dans LCO, l’eau est la clé silencieuse. Sans eau, l’huile ne nourrit pas : elle isole. Hydrater ne signifie pas mouiller excessivement. Cela signifie introduire une humidité juste, compatible avec la fibre.

Une eau trop froide peut rigidifier. Une eau trop chaude peut fatiguer. Les infusions, les brumes végétales, les eaux légèrement enrichies ont toujours existé : elles préparent. Elles annoncent le soin.

 

L’huile : mémoire et mouvement

L’huile n’est pas là pour « réparer ». Elle n’est pas un pansement. Elle est une mémoire fluide : elle rappelle au cheveu sa souplesse originelle.

Au bon moment, elle limite les frottements, protège de l’air sec, accompagne les coiffures protectrices. Trop tôt (ou sans eau), elle peut figer. Trop tard, elle peut alourdir. LOC et LCO rappellent ceci : l’huile n’est jamais le point de départ. Elle est une réponse.

 

La crème : présence discrète

La crème est souvent mal comprise. On la confond avec la lourdeur. Une bonne crème ne colle pas, ne blanchit pas, ne crie pas sa présence. Elle agit comme un textile invisible : elle maintient sans enfermer.

Dans LOC, elle rassure. Dans LCO, elle structure.

Ce que LOC et LCO disent de notre rapport au soin

Ces méthodes disent autre chose que la cosmétique. Elles parlent de patience, d’ordre, de respect du rythme. Elles rappellent que le cheveu ne répond pas à la quantité, mais à la cohérence.

Faire LOC ou LCO, c’est accepter le temps long. C’est comprendre qu’une beauté durable ne fait pas toujours du bruit.

Chez Kanfura — le soin comme un langage

Chez Kanfura, LOC et LCO ne sont pas des dogmes. Ce sont des pistes de dialogue. Chaque rituel est pensé pour accompagner la fibre sans la dominer : l’eau ouvre la porte, les corps gras ferment sans verrouiller.

Parce qu’un cheveu bien traité n’est pas un cheveu contrôlé. C’est un cheveu qui respire encore.

  Apprendre à observer avant de choisir

LOC ou LCO ne sont pas des méthodes à défendre. Ce sont des manières de regarder : comment le cheveu réagit au lendemain, comment il traverse la semaine, comment il vieillit entre deux lavages.

Le soin commence quand on cesse d’imposer. Quand on accepte de changer d’ordre. Quand on comprend que parfois, le cheveu n’a pas besoin de plus… mais de mieux.

« Le bon ordre n’est pas celui qu’on répète. C’est celui que le cheveu reconnaît, et qui le laisse respirer. » — Kanfura

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